"Simon" m'a été inspiré par un très beau roman d'Anne Wiazemsky, Sept garçons.

Musicalement, "
Les lumières de la ville" n'ont rien à voir avec le film de Charlie Chaplin, mais ce titre est bien 
sûr un clin d'oeil à cet immense cinéaste. Ici, il est question du jour qui s'éteint, rendant si singulière la ville 
et sa nuit de lumière.
Les photos superbes et singulières qui illustrent ce disque sont signées Rémi Noël, et tirées de son recueil 
intitulé 
Vaguement poétique (éd. Eden / Janvier, 2003). 

Découvrez d'autres créations de cet artiste sur son site Internet : 
http://www.reminoel.com/#
Comme The X-Files : Reflections4 août 2002 avenue Daumesnil est un album publié "après coup". A 
l'origine, il y a un autre projet intitulé 
Montreuil-Nation, qui aurait dû voir le jour juste après Harry Potter, mais
que je n'ai pu mener à bien, pour différentes raisons. Ce devait être un disque "à la Tiersen", mêlant 
compositions avec instruments traditionnels (violon, clavecin...) et morceaux au piano seul. Seuls ces 
derniers ont été enregistrés : ce sont les huit titres du présent album.

Conçus dans un autre but, ces morceaux présentent cependant une vraie cohérence. Ils fonctionnent 
ensemble. D'abord parce qu'ils sont tous interprétés au piano, sans accompagnement supplémentaire ni 
arrangements ultérieurs. Ensuite parce que, au fil de ce 4 août parisien, seul devant ce piano emprunté pour
la journée, j'ai vu se tisser les fils d'une histoire propre à cette journée musicale.

Voilà ce que j'écris dans le livret du disque, et qui résume cette histoire : 

"Ce jour-là, il y a eu du soleil et il a fait chaud, mais pas trop.
Il a plu aussi. Quelques éclairs ont illuminé au loin, au-dessus des immeubles, le rocher du zoo de Vincennes.
Je me suis installée au piano et j'ai joué.

J'ai pensé à un roman d'Anne Wiazemski. 
Par la fenêtre, j'ai regardé la ville. Des enfants jouaient dans une cour d'école, juste en-dessous. A un moment, 
un petit garçon a embrassé une fille sur la joue. 
J'ai pensé à Yann T. 
J'ai plaisanté avec Mozart.
Je me suis souvenu d'un gosse qui haussait les épaules. Et aussi de Victor dans le film de Sandrine Veysset.
J'ai aimé le ciel noir, et le bruit de la pluie dans la gouttière. Quand je suis parti, il faisait presque nuit.

Il s'est passé quelque chose.

C'était un 4 août, un jour d'été comme un autre."


Enregistrés sans filet, en un minimum de prises, ces huit morceaux sont parfois imparfaits, en raison de 
quelques approximations d'interprétation. On ne triche pas face au seul clavier d'un piano. Mais c'est aussi 
l'intérêt de cet album atypique, témoignage d'un instant de vie, avec tout ce que cela comporte de grâce et 
de maladresse...
Composé, interprété, réalisé et produit par Tim Elliott
Sauf *: reprise de "La pièce vide" (
Rue des Cascades) : Yann Tiersen / arrangements : Tim Elliott
**: détournement ô combien humble de 
W.A. Mozart...

Clavier : 
piano Kawai CA970

Enregistrement : 4 août 2002
Durée totale : 29'31
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Les titres en vert sont disponibles à l'écoute.
SUR L'ALBUM
par Tim Elliott
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L'ECOUTE
FICHE TECHNIQUE
TRIVIA


1

2

3

4

5

6

7

8




Un haussement d'épaules
4.49
Manège
2.31
Simon
2.57
La pièce vide*
2.12
Les enfants dans la cour
3.51
Il pleut
6.51
Air connu**
2.18
Les lumières de la ville
3.32

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4 août 2002 avenue Daumesnil
Tim Elliott, 2004
Timian Prod.