Zacharie est constitué de quatre mouvements distincts, mais liés entre eux et ne formant qu'un seul tout. Il 
est donc logique de vous permettre de l'écouter en entier.
Pour être court, Zacharie n'en est pas moins important. Nous sommes en avril 1999, j'ai mis deux mois 
auparavant la dernière touche au
 Manoir de Cécilian, album complexe qui m'a coûté un an et demi d'efforts, 
d'investissement personnel, de doutes et de recherches musicales intensives. Autant dire que je ne me vois 
pas de sitôt me réinstaller derrière mon clavier pour composer, n'en éprouvant plus ni l'envie, ni le besoin.

Il s'en est fallu d'un livre.
Dans une librairie, je tombe par hasard sur 
Zacharie, roman noir et singulier d'un auteur français expatrié aux
Etats-Unis, John La Galite. Drôle de surprise ! Le ton très étrange de l'auteur m'embarque rapidement, de 
même que l'atmosphère de son histoire - celle d'un jeune garçon diabétique, Zacharie, qui vit seul avec sa 
mère infirmière, dans une cité d'une ville sombre où sévit un tueur de femmes ; un nouveau voisin s'installe, 
qui séduit bientôt la mère de l'enfant. Malheureusement, ce charmant jeune homme prénommé Jacob est 
victime d'un accident de moto qui le laisse tétraplégique, totalement dépendant d'une machine respiratoire 
et des bons soins de la mère de Zacharie. De son côté, le gosse finit par nouer une amitié compliquée avec 
Jacob, et se lance avec son aide intellectuelle dans une enquête dangereuse : identifier le tueur en série...

Le plus intéressant dans ce roman n'est pas tant l'intrigue que la manière dont elle est racontée, notamment
à travers la voix de Zacharie, narrateur de l'histoire et sacré personnage, plein de surprises - tout comme le 
dénouement, inattendu et émouvant. Quoi qu'il en soit, je suis embarqué par ce livre. 
Et la musique vient dans la foulée, naturellement. Très différente de ce que j'ai fait auparavant, 
atmosphérique, lente (surtout la première partie), synthétique et répétitive, un peu dans l'idée des 
compositions d'Angelo Badalamenti pour David Lynch ou le film de Caro & Jeunet,
 la Cité des Enfants Perdus

Je compose et enregistre simultanément les quatre mouvements de ce petit album, dont les 17 minutes 
sorties si spontanément se suffisent à elles-mêmes. J'aurais pu essayer de compléter, d'allonger, mais la 
démarche n'aurait pas été sincère.

Zacharie aura ainsi eu une double vertu : tourner radicalement la page du Manoir de Cécilian, et me 
permettre de terminer dans la foulée un autre album de style similaire, commencé quelques années 
auparavant et resté à l'état de partitions, 
The X-Files : Reflections...
Composé, interprété, réalisé et produit par Tim Elliott

Clavier : 
Yamaha PSR-510

Enregistrement : avril 1999
Durée totale : 17'22

D'après le roman de John La Galite (Plon, 1999)
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SUR L'ALBUM
par Tim Elliott
FICHE TECHNIQUE
CHOIX DES TITRES A 
L'ECOUTE
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Zacharie
Tim Elliott, 1999
Timian Prod.